– Tout ça tout ça !

 Tout ça tout ça !

Tout ça Tout ça

Le premier Cadavre Exquis théâtral ?!

181 spectateurs Niortais ont confié 1086 phrases hétéroclites au Chant de la Carpe.

Stéphane Keruel s’est engagé à utiliser toutes les phrases pour sa nouvelle création, à ne pas les modifier et à ne rien ajouter.

 « 1086 phrases offrent 10 puissance 2827 possibilités d’agencements. Si, depuis le début de l’univers, chaque atome de l’univers disait, en une seconde, une des combinaisons possibles, nous n’arriverions pas, de très loin, à épuiser les possibilités ». *

* D’après les calculs d’Yvan Cuche, (Docteur en Physique du chaos, Directeur de l’ABC Centre de Culture de La Chaux de Fonds, Suisse)

 

Et au bout du compte, oui, Ça VEUT dire quelque chose ! À condition de peser tous les mots…

Une voix, deux micros, un sampler, des objets sonores (rasoir électrique, tondeuse à gazon, gonfleur à pied, etc.) un vidéo-projecteur, un ventilateur de plafond…

Composée d’organes provenant de multiples corps, Tout ça Tout ça est une créature langagière théâtrale, prosaïque, poétique et sonore, que l’expérimentation fait se lever et vivre.

 Le monstre interroge sa propre étrangeté parmi les présences qui l’entourent, explore les résonances sonores et sémantiques qui surgissent de son corps et de l’espace autour de lui.

De facture matéraliste-dadaïste, « Tout ça, tout ça ! » est tout d’abord un texte étrange produit en une forme d’écriture automatique. Dans ce texte, nous avons jeté toute notre vie. On y entendra un appel énorme le cri in-ouï de la Terre ou du grand nourrisson, à la fois profondément tragique, jubilatoire et définitivement émancipateur.

 

Intentions

Dire seulement l’étonnante existence du langage

En deçà même de son emploi dans des registres valorisés

Amonceler sans les choisir une grande quantité de phrases du quotidien : y entendre et y donner à entendre l’extraordinaire qui les sous-tend.

Tenter l’épuisement théâtral et sonore de ce non texte

 

Le mot creuse à perpétuité le désir de la chose, les choses manquent, s’éloignent dès qu’on les nomme : appeler les choses, les choses vraiment, les choses pour qu’elles soient

Appeler le réel à soi, tenter d’en saisir enfin quelque chose, d’être à lui

Courser ce qui a disparu sous la langue

Désincarcérer le langage du sens machinal.

 

Chaque phrase comme un pinceau, un mouvement dans l’espace, à la recherche d’interlocuteurs

Peindre, ou chorégraphier le désir de dire, la diversité d’adresses à l’autre

Explorer toutes les qualités d’adresse possibles

Désirer l’autre sous toutes ses formes possibles (de je à l’immensité)

 

Abandonner quelque chose, nous abandonner à quelque chose

Abandonner l’idée de traiter d’un sujet

Désirer l’avènement de ce que ça veut dire, par d’autres voies que la domination du sens

Laisser les mots recouvrer leur faculté autonome de s’aboucher entre eux

Laisser les phrases déboucher sur ça qui voulait se dire.

Laisser la place à ça, l’impensable

 

Laisser dire le creux

Laisser parler la poésie des chocs et des trous.

Laisser du jeu entre les mots, laisser les ratures, les hachures, les hiéroglyphes, les gouffres

Ne pas colmater les brèches, ne pas murer les grottes

Laisser les failles…

Laisser à désirer…

Désirer, c’est-à-dire écouter intensément le creux, l’espace des funambules

 

Je suis en mille morceaux. La peinture me rend un en quelque sorte.

« Peindre, c’est chercher le visage de ce qui n’a pas de visage, la peinture c’est l’homme devant sa débâcle.

Ma peinture, il est important de voir qu’au fond, elle stimule. »

Bram Van Velde

 

« Il faut jeter son corps dans la lutte » : disait Pier Paolo Pasolini.

« La vie de chacun d’entre nous n’est pas une tentative d’aimer. Elle est l’unique essai. », dit Pascal Quignard.

« Tout ça tout ça ! » a été en résidence de création à Melleran, Pays Mellois, du 22 mars au 18 avril 2010, en coproduction principale avec le CAPM&HVS.

Tout ça tout ça     Equipe de création

Conception du projet et jeu : Stéphane Keruel

Matériau textuel : apporté par 181 spectateurs

Metteur en scène : Jean-Michel Potiron

Collaboratrices administratives : Natacha Pain, Marie Pauthier

Production : le Chant de la Carpe

Coproduction : Le CAPM&HVS

L’ABC Centre de Culture à La Chaux de Fonds (Suisse)

La Grange de Dorigny, théâtre de l’UNIL à Lausanne (Suisse)

 

Tout ça tout ça

est la quatrième création issue du jumelage de deux Compagnies : le Chant de la Carpe (Stéphane Keruel) et Le Théâtre à tout Prix (Jean-Michel Potiron).

 représentations :
– 12 et 13 novembre 2010 à l’ABC Centre de Culture à La Chaux de Fonds (Suisse),
– les 21 et 22 janvier 2011 à CAP SUD Centre Culturel de Poitiers,
– du 31 mars au 2 avril 2011 à La Grange de Dorigny à Lausanne (Suisse).



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